Maurice Braillard – Verticales Urbaines (le film)

09 June 2022, 00:00 - 31 December 2022, 00:00   —  
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MAURICE BRAILLARD – VERTICALES URBAINES

Réalisation: Aurélie Doutre
Narration: Paul Marti, historien
Production: Fondation Braillard Architectes

Les Journées Européennes du Patrimoine en 2020 ont suscité une initiative originale: la présentation, dans les locaux de la Fondation Braillard Architectes, d’une exposition dédiées aux tours non réalisées de Maurice Braillard. Aujourd’hui, la Fondation a le privilège de mettre en ligne le film de 27’ d’Aurélie Doutre qui en perpétue la mémoire.

Sous la narration de l’historien Paul Marti, les dessins et croquis de l’urbaniste prennent vie et permettent de se plonger dans une Grand Genève, telle qu’elle a été rêvée il y a bientôt un siècle.

Cette sélection de documents suggestifs, de plans, mais surtout de perspectives au crayon, à la plume ou au fusain tirés du fonds d’archives Braillard, témoigne de visions urbaines futuristes, pour ne pas dire utopiques. Elle reflète des débats urbanistiques mais aussi techniques, sociaux et esthétiques, plus largement elle évoque le contexte politique et économique de l’entre-deux-guerres.

De manière plus focalisée, les projets de tours pour la gare Cornavin (1924 et 1926), les Terreaux-du-Temple (1928), les squares Montchoisy (1926-1929), le quartier de Moillebeau (1927) ou encore pour la Rive droite (1928-1931) témoignent d’un processus de recherche original qui ne cesse de se renouveler. La quête de la ville moderne – rationnelle, fonctionnelle, hygiénique – s’enrichit chez Braillard d’une attention particulière portée aux espaces urbains et aux conditions de leur appropriation par les habitants. La quête d’une urbanité métropolitaine semble guider sa démarche de concepteur. Ces grands projets se lisent ainsi comme des plans séquences cinématographiques: ce sont de véritables scénographies urbaines qui se développent dans une forme de continuité temporelle, à l’image des flux piétonniers et, plus encore, du mouvement linéaire des transports modernes (automobiles, bus, trams) omniprésents sur les dessins.

Surtout, exposition et films se veulent invitation aux acteurs contemporains de la ville. Ils sont un appel à se confronter avec une pareille confiance et perspicacité, mais aussi science et force créative aux enjeux d’aujourd’hui. Ceux inhérents à la transition écologique et au développement durable du Grand Genève.