Scénariser les territoires transitionnels | Transition Seeds 2024

16 May 2024, 17:30 - 19:00   —  
The Eco-Century Project®
— Conferences
Conférenciers:

 

  • Liam Mc CORLEY, architecte DE, ENSA Marseille 2023, stagiaire chez Concorde architectes-urbanismes
  • Mathieu BURGER, architecte DE, ENSA Marseille 2023, parcours recherche (TPER) sous la dir. de René Borruey, laboratoire INAMA, ENSA Marseille

Du Grand Rhône à son embouchure Port-Saint-Louis, la conquête d’un territoire sauvage par l’homme

Nous avons décidé de travailler sur la commune de Port-Saint-Louis-du-Rhône et la géographie du Plan-du Bourg pour sa situation de pivot entre des systèmes écologiques, humains riches et complexes. Ce territoire à fleur d’eau constitue le dernier lieu continental habité où le Rhône se joint à la mer. Comment habiter un territoire instable et imprédictible sans le contraindre? La démarche ne peut répondre à cette incertitude qu’en redéfinissant les modes de pensée, d’action et de représentation conventionnels du projet d’architecture. Le plan guide projetant une vision aboutie à une date précise est obsolète, il faut le dépasser en privilégiant une construction par phases qui reste très ouverte au changement et capable d’évoluer selon les besoins, les aléas. Notre projet pose donc les bases d’un changement de paradigme et a pour but d’être transmis, approprié et amendé par les acteurs du territoire sur le long terme car il ne peut prétendre résoudre tous les défis à venir. Nous cherchons ici à déconstruire l’Anthropocène pour aller vers une nouvelle forme de diplomatie avec la nature plutôt que de la combattre ou de l’ignorer.

 

  • Camille OPPE, architecte DE, ENSA Nancy 2023, Theisen architectes – Luxembourg
  • Marie DZIECHCIARZ, architecte DE, ENSA Nancy 2023, CDI dans une agence d’architecture en Haute-Marne

Les paysages de l’après-ski, le devenir d’une station de ski dans le massif des Vosges

+ = -. Si cette équation semble erronée, elle fait pourtant écho à une réalité qui touche de plus en plus les massifs montagneux français: + 1°C = – 1 mois d’enneigement. Alors que nous avons tous en tête le rapport du GIEC avec un scénario prévu à +1.5°C d’ici 2030, les petites stations Vosgiennes se retrouvent désemparées face au manque de l’or blanc sur lequel elles avaient pu compter pendant plus d’un siècle. Depuis 1956, ce sont déjà 18 centres de ski qui ont vu leurs pistes se vider de leurs skieurs dans les Vosges. Pourtant, alors qu’aujourd’hui les stations se retrouvent au pied du mur, les avis divergent. Faut-il investir dans des canons à neige? Tenter de capter une clientèle plus aisée? Ou tout simplement accepter la perte du ski et trouver un modèle plus vertueux? Il semble y avoir deux visions qui s’opposent: celle des locaux qui aimeraient voir le tourisme se raisonner et celle des touristes poussés par l’envie de découverte. Pourtant, bien plus qu’un simple débat autour de l’aménagement, c’est en réalité le tourisme lui-même qui est remis en question dans les territoires de montagnes et plus particulièrement à Ventron, cas d’études pour ce projet.

 

Répondante:

Carmen De JONG, hydrologue, professeure Université de Strasbourg

 

Inscriptions:

Conférence gratuite en ligne, sur inscription ici.