LE VIVANT COMME INFRASTRUCTURE
Face aux tensions contemporaines liées aux changements climatiques et à l’urbanisation intensive, le paysage devient un levier majeur de résilience. Cette conférence relate la manière dont les territoires se sont progressivement dissociés des cycles du vivant, reléguant le végétal, l’eau et les sols à des rôles secondaires, d’objets esthétiques. Ces recherches mettent en évidence les limites des outils actuels de planification et de gouvernance, souvent incompatibles avec les temporalités longues et les besoins du vivant.
Les deux projets présentés proposent de changer de regard: faire du paysage une structure vivante pour cadrer le développement urbain des deux sites d’étude. À la fois écologiques, politiques et culturelles, ces armatures paysagères sont proposées comme des leviers d’adaptation, de résilience et de réconciliation entre milieux naturels et territoires habités.
Conférencier·ère
- Kumari DANIEL, architecte-paysagiste, École de la Nature et du Paysage de Blois, INSA CVL
RÉVÉLER LA BASSE VALLÉE DU VAR
Entre mer, fleuve et montagnes : Recomposer un territoire métropolitain par le paysage
Révéler la basse vallée du Var interroge la manière dont un territoire métropolitain fortement urbanisé peut retrouver une cohérence paysagère face aux pressions foncières et climatiques. Le projet s’appuie sur les structures existantes — fleuve, vallons, trame arborée et topographie — pour redonner au paysage un rôle structurant dans l’aménagement de la vallée. En reconnectant les coteaux au Var par des continuités écologiques et des mobilités douces, il propose une alternative aux logiques d’urbanisation fragmentées. L’eau et la végétation deviennent des infrastructures vivantes, supports de résilience et de nouveaux usages. À l’échelle de la vallée, le paysage guide ainsi les formes urbaines et révèle un territoire habité, lisible et durable.
- Jérémie MOREL, architecte-paysagiste et urbaniste, Master conjoint UNIGE-HES-SO en développement territorial. Bureau Oxalis.
SEMER DES GRAINES POUR DEMAIN
Projet pour une politique végétale genevoise en faveur du vivant
À Genève, l’arbre occupe une place particulière, à la fois patrimoine précieux pour ses habitants et ressource indispensable pour la résilience du territoire. Toutefois, la place du végétal genevois se heurte encore à de nombreux obstacles techniques, réglementaires et politiques, malgré l’urgence des défis climatiques et les fortes pressions urbaines. Le travail présenté cherche ainsi à décrypter pourquoi la végétation peine à s’imposer dans la fabrique urbaine genevoise, puis vient proposer des pistes pour dépasser ces blocages. L’objectif est double : analyser le fonctionnement actuel des politiques publiques et ouvrir des perspectives pour une véritable planification du vivant et du paysage.
Répondant
Info à venir
INSCRIPTIONS
Crédits images:
- D’une rive à l’autre – Croquis de la traversée du Var © Kumari Daniel
- Réappropriation urbaine par les vivants – Collage Scenario Utopie végétale © Jérémie Morel