Introduction à la transition écologique

DESIGN MASTERCLASS – Partie 1 – du 10 au 31 mars

Introduction: Le défi du projet de transition

Jeudi 10 mars | 15-17h

Panos Mantziaras, directeur de la Fondation Braillard Architectes

Introduction au workshop

Qu’est-ce qui est allé de travers dans les décennies précédentes? Comment on en est arrivé là, à cette urgence sans précédent face au changement climatique? Quel fut, est et sera le rôle des disciplines de la transformation de l’espace (architecture, urbanisme, paysagisme) et des disciplines connexes (ingénierie de l’environnement, sociologie, économie, etc.) dans le projet de la Transition écologique. Une introduction à la hauteur des enjeux civilisationnels qui nous guettent.

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Jeudi 10 mars | 17h-19h

Claudia R. Binder, Prof. EPFL, Doyenne ENAC/EPFL

Innovation et transition écologique dans les systèmes complexes: l’exemple de la transition énergétique

En introduction positive et optimiste du Transition Workshop, cette intervention tiendra à démonter la capacité des métiers de l’espace d’une part à comprendre l’urgence climatique et d’autre part à répondre à cette urgence par la capacité novatrice, à la fois technique, conceptuelle et organisationnelle.

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Mercredi 16 mars | 9h-13h

Dominique Bourg, Philosophe, Prof. émérite – Université de Lausanne

L'urgence de la transition écologique

L’idée est de brosser un état des lieux des défis planétaires avec les trois entrées principales: le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité, en particulier des arthropodes, et un état des ressources avec quelques repères clé. Nous aborderons aussi le contexte démocratique, social et culturel au sein duquel les réponses aux défis doivent se construire.
Dans un second temps nous esquisserons quelques pistes de solutions en retenant trois fils conducteurs: celui de l’économie avec l’idée de permacircularité, celui des institutions démocratiques et enfin celui de la bascule culturelle en cours.

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mercredi 23 mars | 15h - 19h

François Gemenne, Directeur de l’Observatoire Hugo à l’université de Liège

Géopolitique à l’heure de l’Anthropocène

Notre entrée dans l’Anthropocène, cette nouvelle époque géologique qui succède à l’Holocène, et dans laquelle les humains sont les principales forces de changements sur la planète, impose un profond renouvellement des sciences sociales, et la géopolitique est concernée au premier chef par cette révolution. Il devient désormais impossible de distinguer la Terre et le monde, qui ne serait que l’organisation politique et sociale de la planète.

Longtemps, les questions d’environnement ont été tenues en dehors de la politique : la Terre était régie par des lois physiques et biologiques, tandis que le monde était régi par des lois politiques et économiques. Cette séparation a notamment conduit à la crise écologique actuelle, qui fait dire à de nombreux géologues que nous avons désormais changé d’époque géologique. Dans l’Anthropocène, les lois de la nature ont rattrapé celles de l’histoire et de la géographie humaines.
Et cette transformation des rapports de l’homme à la Terre impose, pour penser cette nouvelle Terre, d’inventer une nouvelle géopolitique, ou – pour reprendre une expression de Bruno Latour – une Gaïapolitique : littéralement, une politique de la Terre.
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Jeudi 24 mars | 16h - 20h

Peter Droege, Expert en durabilité urbaine, Directeur du Liechtenstein Institute for Strategic Development LISD

Un habitat pour l'habitabilité

La conception de l’architecture, des quartiers, des villes et des régions est mal organisée et reliée aujourd’hui. Apparemment conçu pour être notre habitat, ironiquement, elle sert à détruire l’habitabilité de cette planète. Autrefois offrant un abri, une protection, une gestion du temps et une signification culturelle, son rôle s’est maintenant réduit à un petit segment de la chaîne mondiale d’exploitation des ressources et d’ajout de valeur économique. Pire encore, elle était et est encore en grande partie à la fois le résultat et la source de la dépendance massive aux combustibles fossiles qui saisit notre planète et affaiblit sa capacité même à soutenir la vie.

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Jeudi 31 mars | 14h-18h

Mathis Wackernagel, Fondateur de Global Footprint Network

Ralentir les choses d’abord: le monde du bâti comme clef d’une planète prospère

Nos économies font des opérations pyramidales à la Bernie Madoff avec la planète (nous prenons les ressources du futur pour payer le présent). En conséquence, la demande de l’humanité envers la nature dépasse aujourd’hui ce que la Terre peut reconstituer, érodant notre capital naturel et compromettant la régénération future des ressources. Comme tout système de ce type, celui-ci, s’il n’est pas suivi, ne peut qu’entraîner un effondrement. Une telle catastrophe réduirait à néant une grande partie des progrès de l’humanité.

Pour éviter les systèmes pyramidaux et gérer les actifs, il faut une comptabilité solide. C’est l’objectif de Mathis et du Global Footprint Network, qu’il a fondé. Ils réagissent pour inverser ces tendances en exposant le système de pyramide écologique. Comme les décisions d’aujourd’hui, notamment en matière d’infrastructures, façonnent notre avenir, leurs travaux se concentrent sur la modification du processus décisionnel en vue de créer un monde où tous peuvent prospérer dans les limites des moyens de notre planète (« prospérité d’une seule planète »). Le défi consiste à aider les décideurs à reconnaître que des décisions en phase avec la réalité physique de notre planète produisent de meilleurs résultats pour eux-mêmes (et pour le monde).
Leur approche globale de la comptabilisation des ressources permet aux pays, aux villes et aux entreprises d’évaluer la demande qu’ils font peser sur la nature par rapport à la capacité de régénération des écosystèmes de la Terre ou de leur propre territoire. Les résultats montrent comment les déficits en ressources compromettent la réussite et comment la sécurité des ressources devient un facteur essentiel et favorable à la prospérité. Le travail consiste également à développer des approches psychologiques responsabilisantes et des récits efficaces conçus pour former la compréhension commune que la promotion de la durabilité est nécessaire pour son propre succès. En d’autres termes, les décideurs ont en fait « la peau sur le billard ». Des exemples de cas motivants et exploitables d’entités gagnant en efficacité en adoptant la réalité d’une seule planète produisent un sentiment de possibilité et génèrent des résultats mesurables.

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Jeudi 7 avril | 17h - 19h

Panos Mantziaras, directeur Fondation Braillard Architectes

Session de coordination

Session de bilan pour la partie introductive de la Theory Masterclass